Logo Maison Blanche Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine
Graphique boursier en chandeliers, illustration des marchés suivis en gestion active comme en gestion passive
Allocation financière

Gestion active et gestion passive : la combinaison idéale ?

La gestion active et la gestion passive sont régulièrement opposées l'une à l'autre.

La possibilité d'ajustement en cas de krach, l'investissement plus personnalisé, la promesse de faire mieux que le marché en gestion active font face à des frais plus faibles et à un suivi simplifié en gestion passive. Présentée ainsi, l'opposition semble tranchée, pourtant en fonction de votre profil et de votre capacité d'investissement, la combinaison des deux est une option à considérer sérieusement. Dans cet article, nous faisons le point sur les deux notions et leur pertinence dans une stratégie patrimoniale.

Valentin MarchandArticle rédigé parValentin MarchandPrésident Fondateur
Publié le
Lecture · 8 min

Gestion active et gestion passive : définitions

Conseiller et cliente examinant ensemble un document d'allocation financière

Stock picking, ETF, OPCVM : il n'est pas toujours aisé de distinguer ce qui relève de la gestion active et de la gestion passive. Définissons d'abord les termes.

La gestion active

La gestion active consiste à ce que le gérant choisisse grâce à ses compétences financières et son analyse les actions et obligations susceptibles de faire mieux que les indices (CAC 40, S&P 500, etc.) et à arbitrer afin de maximiser les rendements.

Pour y parvenir, une équipe de gérants et d'analystes sélectionne des titres, arbitre entre les positions et cherche à saisir les bons moments d'achat ou de vente.

Cette expertise a un coût : les frais annuels d'un fonds actif se situent souvent entre 1,5 % et 2 %, parfois assortis d'une commission de surperformance.

Un particulier peut aussi gérer activement en achetant par exemple lui-même des actions (stock picking) pour constituer son propre portefeuille.

La gestion passive

La gestion passive ne cherche pas à battre le marché, mais à le suivre fidèlement. Un fonds indiciel ou un ETF réplique ainsi la composition d'un indice comme le CAC 40 ou le MSCI World, en détenant les mêmes titres dans les mêmes proportions.

Résultat : des frais très réduits, souvent autour de 0,3 % par an pour les actions et une performance qui suit celle de l'indice.

À noter : il existe également des ETF actifs. L'ETF est avant tout une structure juridique avec ses caractéristiques propres : un fonds d'investissement émis par des sociétés de gestion. Sa particularité tient au fait qu'il est coté en continu : vous pouvez donc l'acheter ou le vendre tout au long de la journée.

Tableau comparatif entre gestion active et gestion passive

Objectif
Gestion passive
Répliquer un indice
Gestion active
Surperformer un indice
Méthode
Gestion passive
Fonds indiciels, ETF passifs
Gestion active
Stock picking, arbitrages, ETF actifs
Frais annuels indicatifs des fonds
Gestion passive
~ 0,3 %
Gestion active
~ 1,5 à 2 % (+ commission de surperformance éventuelle)
Ce qu'on obtient
Gestion passive
La performance du marché, moins les frais
Gestion active
Une chance de battre le marché
Risque
Gestion passive
Suivre le marché, même à la baisse
Gestion active
Faire moins bien que le marché sur le long terme

Un choix de gestion variable selon votre profil patrimonial

Investisseur au téléphone dans un bureau, faisant le point sur le mode de gestion de son portefeuille

Le choix entre gestion passive et gestion active ou une combinaison des deux peut concerner des patrimoines en construction comme conséquents.

Une gestion passive à privilégier pour les patrimoines en construction

Pour un patrimoine de moins de 250 000 € et sur un horizon de placement long terme, privilégier la gestion passive fait sens dès lors que vous ne souhaitez pas vous imposer la charge mentale d'une gestion active et que vous voulez limiter les frais.

Certains particuliers s'intéressent de près aux marchés financiers et disposent de solides compétences financières. Performer en gestion active se révèle pourtant difficile sur le long terme. En effet, selon les études Spiva, plus de 90 % des fonds sous-performent leurs indices sur 20 ans.

Si vous souhaitez investir en gestion active, en sélectionnant vos propres actions par exemple, l'idéal est de la limiter à une part raisonnable de votre portefeuille (de l'ordre de 10 à 20 % par exemple).

Si vous sélectionnez vous-même des fonds actifs, le choix peut par ailleurs se révéler complexe, car il faut arbitrer entre la performance affichée, les frais et la qualité des fonds, tout en limitant votre exposition aux risques.

Vous pouvez aussi prendre attache auprès d'un gestionnaire de patrimoine pour vous aider à constituer un portefeuille équilibré et limiter les risques.

Le duo gestion active et gestion passive : l'idéal pour des patrimoines plus conséquents ?

Un patrimoine plus conséquent (gestion privée, gestion de fortune) vous ouvre nécessairement plus de possibilités d'investissement, via l'assurance-vie luxembourgeoise notamment.

Les opportunités en gestion active pour un patrimoine conséquent

  • faire mieux que les indices et pouvoir arbitrer plus facilement pour limiter le risque de pertes (en cas de krach par exemple) ;
  • investir sur des thèmes spécifiques ou de petites capitalisations absentes des grands indices ;
  • financer certains États via des obligations en direct ;

La gestion active vous donne ainsi une plus grande liberté dans le choix de vos investissements et vous permet de construire un portefeuille sur mesure.

Les points de vigilance en gestion active pour une clientèle patrimoniale

  • l'équilibre du portefeuille : il est essentiel de constituer un socle en gestion passive ;
  • le choix des enveloppes fiscales : l'assurance-vie luxembourgeoise est l'enveloppe de référence du fait de son univers d'investissement extrêmement large et de son cadre fiscal unique en Europe ;
  • les frais plus conséquents, qui cumulés à long terme peuvent rogner le gain de performance de la gestion active ;
  • la sélection des fonds d'investissement en gestion active : il faut être attentif à la fois aux frais, aux performances et à la qualité des fonds choisis.

Opposer gestion active et gestion passive n'est donc pas la meilleure réponse : les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients, l'important reste la cohérence globale de votre stratégie patrimoniale (objectifs, choix des enveloppes fiscales).

Chez Maison Blanche Patrimoine, nous intégrons la gestion active dans notre allocation patrimoniale (obligations et actions en direct, fonds d'investissement spécialisés en gestion active) en accord avec vos objectifs patrimoniaux.

L'approche du cabinet : l'arbitrage entre gestion active et gestion passive

Chaque situation patrimoniale est différente, mais notre philosophie d'investissement repose sur un socle de gestion passive agrémenté de gestion active.

Le cœur en gestion passive

Le cœur du portefeuille est bâti sur des ETF à faibles frais qui offrent une exposition large et diversifiée aux grands marchés mondiaux (actions internationales, obligations). Ce socle capte la performance des marchés au coût le plus bas possible.

Les satellites en gestion active

Autour de ce cœur, des poches ciblées en gestion active viennent chercher une performance supplémentaire : petites et moyennes capitalisations européennes, dette émergente, obligations convertibles, fonds flexibles patrimoniaux.

Ici, nous acceptons des frais plus élevés, mais uniquement parce que le potentiel de performance les justifie.

Au-delà des marchés cotés

La gestion active ne se limite pas aux marchés financiers. Une part du patrimoine peut être orientée vers des actifs non cotés : SCPI, private equity, or physique afin de diversifier votre portefeuille.

Exemple : l'allocation de Claire, dirigeante de PME, un socle de gestion passive agrémenté de gestion active

Claire, dirigeante de PME, devant les locaux de son entreprise

Claire, 46 ans, dirige une PME. Elle souhaite placer 1 000 000 € sur un horizon d'une dizaine d'années, avec un profil équilibré.

Son allocation combine gestion passive et active au sein d'une assurance-vie luxembourgeoise principalement :

  • Cœur passif (~65 %, soit 650 000 €) : ETF actions monde et ETF obligataires, pour une exposition diversifiée à bas coût. Rendement cible : 5 à 7 % sur le long terme.
  • Satellites actifs (~25 %, soit 250 000 €) : un fonds de petites capitalisations européennes dans des secteurs qui ont du sens pour elle (transition énergétique, santé), un fonds de dette émergente et un fonds flexible.
  • Poche non cotée (~10 %, soit 100 000 €) : SCPI et private equity, pour diversifier hors marchés cotés.
Gestion active et gestion passive : schéma d'exemple d'allocation patrimoniale pour 1 million d'euros
Gestion active et gestion passive : schéma d'exemple d'allocation patrimoniale pour 1 million d'euros

Vous souhaitez faire le point sur votre stratégie patrimoniale ? Nous étudions votre situation lors d'un premier échange de 45 min à 1 h, en visioconférence ou à notre cabinet confidentiel et sans engagement : réserver mon entretien.

Questions fréquentes

FAQ - Gestion active et gestion passive : la combinaison idéale ?

Quelle est la différence entre gestion active et gestion passive ?

+
La gestion active cherche à battre un indice de référence grâce à la sélection de titres et aux arbitrages, moyennant des frais pour les gérants professionnels. La gestion passive se contente de répliquer un indice via des fonds indiciels ou des ETF, à très faible coût.

Un ETF, est-ce forcément de la gestion passive ?

+
Le plus souvent, oui : la grande majorité des ETF répliquent un indice. Mais il existe des ETF actifs, dont le gérant s'écarte volontairement de l'indice pour tenter de le surperformer. L'ETF est avant tout une structure juridique.

Vaut-il mieux privilégier la gestion active ou passive pour un patrimoine important ?

+
La gestion passive est un socle indispensable pour capter la performance des marchés financiers sur le long terme. Sur des segments de niche et hors marchés cotés, la gestion active peut apporter une réelle valeur ajoutée. Pour un patrimoine conséquent, la combinaison des deux, calibrée selon votre profil, est le plus souvent la meilleure réponse.
À lire aussi

D'autres articles pour approfondir.

Tous nos articles